Archives mensuelles : mars 2015

Charles Jean Wilbert , à cote de son fils, mon ami Charles Alphonse Will
Charles Jean Wilbert , à cote de son fils, mon ami Charles Alphonse Will

Ce n’est pas aux philosophes grecs que j’ai pensé. Ni à Montaigne, encore moins à Cicéron. La philosophie n’apprend pas à mourir et personne ne peut apprendre à se séparer de ses proches sans perdre son humanité. Cette vérité existentielle est inscrite dans notre ADN. La mort s’installe au cœur même de la vie. Les subterfuges les plus astucieux ne pourront contourner cette fatalité ! Continuer la lecture de Reposez en paix 

Élections mortelles

(c) WordPress
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La simple évocation de la démocratie n’en fait pas une réalité, en ce sens que le système se donne à voir par la matérialisation de ses différents éléments. Ainsi, l’organisation honnête et périodique d’élections est une nécessité absolue à la mise en place et la pérennisation de tout système se revendiquant comme tel.

Pourtant, un terrible paradoxe poursuit cette vérité en Haïti depuis la chute de la dictature des Duvalierle 7 février 1986 : l’élection tue ! Encore lors des dernières joutes électorales de 2011 ayant porté dans la controverse M. Martelly à la tête de l’État, des citoyens et des biens publics et privés ont été engloutis à tout jamais dans la violence.

Cette violence gratuite ne s’attaque pas qu’au matériel, mais vise et atteint par extension l’idée, ou l’idéal démocratique. Conséquemment donc, c’est la démocratie naissante qui s’étouffe et se meurt de ces sempiternelles scènes sanglantes postélectorales.

C’est mal parti

Le pire, c’est que rien n’est fait pour définitivement briser ce cercle macabre et infernal. 2015 est consacrée année électorale. Il faut dire que ces élections devraient être organisées depuis près de 4 ans. Alors même que nous traînons cette tradition peu reluisante, on ne sent pas les actions imprégnées de cette volonté morale, responsable et citoyenne de tirer les conséquences des errances du passé pour construire l’avenir.

Déjà les contestations pleuvent et l’opprobre est jeté sur le Conseil électoral soupçonné d’être à la solde de l’exécutif. Déjà le dialogue est simulé quand les décisions sont déjà actées en amont. Déjà la mort se prépare alors que les élections devraient être les fleurs odorantes de l’arbre démocratique.

Féminisme et culture haïtienne

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(c) habitants.org

Encore ce 8 Mars 2015, j’étais profondément ancré dans cette idée qui voulait que la femme soit libre ! Libre de l’homme qui longtemps a voulu l’inférioriser. Libre d’elle-même car dans le temps, elle a intériorisé des préjugés et discriminations jusqu’à parfois oser s’élever pour ingénument défendre sa subordination.

Je me disais féministe quand en cette fin de matinée de dimanche, j’ai vu débouler sur la Première Grande rue des Cayes (Sud d’Haïti) cette cohorte de jeunes femmes. Les unes plus « belles » que les autres. Marchant fièrement pour les droits de la gente féminine.

Le char accompagnant bruyamment le cortège arborait des slogans du genre « Eduquer les femmes, c’est assurer un avenir meilleur pour Haïti ». De jeunes hommes et des enfants y allaient joyeusement à côté de ces déesses bien parées, comme pour dire : « Défendre l’égalité et la possibilité de s’accomplir complétement n’est pas antinomique à la féminité. »

Je me disais féministe quand à la fin du cortège j’ai remarqué ces policières. Jeunes et fluettes, à la lente démarche d’une femme pleinement consciente d’avoir durement acquis sa place dans une institution où seul le sexe dit fort semble avoir droit de cité. Où la femme est sous représentée et sa présence non supportée.

Je me disais féministe quand à la vue de ces jeunes policières je me suis subitement mis à penser :

« N’est-il pas dangereux de les laisser jouer avec des armes? »

Haiti : Hôpital en feu et autres observations

Un incendie a éclaté ce vendredi 27 février 2015 au dépôt de l’hôpital publique Immaculée Conception des Cayes (Sud Haïti). Cet événement dont l’origine reste inconnue n’a fait aucune victime humaine. Mais a quand même consumé une grande partie du bâtiment et brûlé l’équivalent de plusieurs milliers de dollars de médicaments. La plupart sont des dons de la communauté internationale. (suite…)