(c) womenwhobelieve.com/
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Mon cœur battait à se rompre dans ma poitrine. J’ai dû me faire violence pour trainer lourdement mes pieds engourdis jusqu’à la porte de la chambre. J’ai dévisagé la serrure, figé, incapable de l’ouvrir.

Des images me sont revenues. Je nous revois parler de notre relation. Je revois tes yeux sincères embuées de larmes me jurer fidélité. Tu as pleuré comme une enfant. Et, j’ai laissé tes lèvres chaudes envelopper mes craintes.

Mais c’était erreur que d’ignorer mon flair. Ton visage innocent et ta bouche pulpeuse ne sont pas gages de sincérité. Je l’ai lu dans ton cœur. À ton contact j’ai fleuré qu’une dévotion à un autre te consume… profondément.

J’ai essayé de te quitter. Je me suis insulté, menacé pour à chaque fois noyer mon chagrin dans tes baisers. À cause de toi, maintenant ton autre moitié ne me quitte plus. Je le représente dans notre lit, quand tu te refuses à moi. Je le vois dans tes prunelles qui s’illuminent et dans tes longues absences nocturnes.

Comment dire m’aimer quand tu ne m’appartiens pas?  Mon âme et mon corps ne te suffisent-t-ils donc pas ?

Dans un élan de désespoir, j’ai tourné la clé dans la serrure et ouvert la porte. Je l’ai toujours su. Maintenant je n’ai plus de doute. Te voir à côté du lit dans cette position, à genou, me rappelle mes privations. Te voir me negliger, nous négliger, pour prier Dieu, Jésus ou Allah me contraint à mettre un terme à notre relation.

Adieu bien aimée.

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Ephraim

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