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Conatel/R.Tele Caramel : la raison du plus fort est toujours la meilleure

Caramel logoN’est pas prudent celui qui se met dans le viseur des puissants de ce monde!

En matière de calvaire administratif, la Télé caramel a déjà eu son baptême de feu. Sommé le 8 novembre 2012 par l’autorité de régulation du secteur des télécommunications en Haïti, le Conatel, de quitter la chaîne (4) qui légalement leur était attribuée pour trop de proximité avec la chaîne nationale 8, ça n’a pas empêché à ces mêmes moralisateurs sans moralité d’attribuer ladite chaîne à une Télé du même département située à Camp-Perrin. Un changement qui a creusé un fossé de 20.000 $ US dans le budget déjà resserré de l’institution.

Les dirigeants de ce média indépendant dans le Sud ne sont pas au bout de leurs peines, car, ce samedi 5 octobre 2013, ils ont reçu une seconde sommation du Conatel pour cette fois-ci cesser, dès la réception de la correspondance, toute activité sur le 106.5. Ils auraient causé des interférences avec le tour de contrôle de l’aéroport international Norman Manley à la Jamaïque.

Si de l’avis de nombreux techniciens, une antenne à structure topographique en forme de cuvette de 130 watts émettant dans la ville des Cayes ne pouvait en aucun cas produire des interférences jusqu’à la Jamaïque, le Conatel persiste et signe en envoyant une copie de la correspondance aux autorités judiciaires et policières. Le ridicule ne tue pas.

Pourquoi un tel acharnement ? Y a-t-il un prix sur la tête du groupe Caramel ?

Mystère.

Une citation apocryphe de Voltaire sous-entend qu’on devrait se battre pour que nos adversaires puissent exposer leurs idées. Il ne peut avoir de démocratie et encore moins d’États de droit, sans une presse objective, impartiale, jouant effectivement son rôle de contre-pouvoir et de rempart à l’arbitraire ambiante.

En tout cas, si l’espoir d’un meilleur traitement de la presse sous ce gouvernement paraît utopique, contentons-nous de l’indignation de plusieurs directeurs de média, des organisations de défense de la liberté d’expression et des parlementaires sur ce dossier, car, tant que nos mots s’élèvent, on est jamais vraiment désarmé (Kery James).