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(c) http://images.atelier.net/
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La question de l’image est au cœur de notre siècle. Si bien qu’elle supplante parfois le réel. Un peu comme si cette génération vivait une double vie, une tangible et mortelle et l’autre souvent fabriquée de toute pièce sur les réseaux sociaux et sur internet.

Cette question dépasse aujourd’hui la sphère privée pour s’étendre aux groupes sociaux, aux régions et aux États. Internet étant devenu la porte d’entrée vers la réalité quand elle ne la substitue purement et simplement, citoyens et gouvernants en font leur chasse gardée. Ce que dit Internet de toi finit par avoir plus d’importance que ce que  tu es vraiment.

Conséquemment, un débat passionné met aux prises depuis quelques années, en Haïti deux conceptions de l’image qu’on devrait afficher du pays sur la toile. Continuer la lecture de Quelle image donner d’Haïti sur internet ? Un débat stérile ! 

Quand la technologie nous asservit

(c) orthophonie.org
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Si l’on en vient à taire pour un temps le bouillonnement général et la hâte qui caractérise notre époque, pour réfléchir, on constaterait comment l’homme, dans sa paresse et son manque de courage s’évertue toujours à « se mettre sous tutelle ». Alors, on comprendra pourquoi l’opuscule « Qu’est-ce que les lumières » de Kant est d’une brûlante actualité.

Je choisis pour illustrer mon propos cette quête aveugle de minorisation caracteristique de la frénésie technologique de cette génération alors même que la démocratie et la libéralisation economique promettent le contraire.

En effet, comme l’a souligné Alain Damasio, l’homme du 21e siècle ne cesse de déléguer sa puissance à la machine. La technologie, dit-il, vient outiller la paresse humaine.

Or, cette délégation de plus en plus importante va de pair avec une perte de la puissance d’agir par soi-même. Entre nos voitures, nos GPS et Internet, plus personne n’a le temps de marcher, de s’orienter ou de réfléchir par lui-même.

A ce stade, la religion n’est pas si différente de la technologie. Elle prend sur elle les turpitudes de l’existence en promettant à l’homme, malheureux et désarmé, une vie meilleure dans l’au delà. Fort de cette hypothétique promesse, ce dernier, souvent, oublie de vivre ici et maintenant.

Le progrès s’arrête là où commence l’excès. Remettre l’homme au centre de la démarche technologique et ne pas se laisser guider par les horizons déshumanisantes du pseudo-humain au cerveau carburé au lithium est urgent pour garder le contrôle sur nous-mêmes et sauver notre espèce.